Valencia accueille un séminaire international et une exposition photographique sur le Samudaripen 

Récupérer la mémoire historique du peuple gitan: un défi, un droit et un devoir

Des représentants d’associations gitanes de quinze pays, se sont réunis pendant les jours 28, 29 et 30 novembre à Valence, afin de récupérer la mémoire historique sur le génocide gitan qui a fini avec la vie de plus de un demi-million de Roms pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Pour l’organisation de ce grand évènement (le plus grand réalisé jusqu’à la date à propos du Samudaripen), la Fédération Maranatha d’Associations Gitanes a compté sur l’aide de la Commission Européenne dans le cadre du projet MEM-ROM qui, dès le Programme Europe avec les Citoyens, a cofinancé ce séminaire avec l’aide financier et logistique de la Generalitat Valenciana et la Diputación de Valencia.

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Pendant la céremonie d’inauguration du Séminaire, le Secrétaire Autonomique d’Inclusion de la Generalitat Valenciana, Alberto Ibañez Mezquita, et la conseillère municipal du Mairie de Valence, Isabel Lozano, ont mis l’accent sur la relevance de ce rencontre comme outil pour récupérer la mémoire historique et avancer vers des sociétés plus inclusives et tolérantes. Ibañez a souligné son compromis avec le peuple gitan et il a dit que la Stratégie valencienne pour l’égalité et l’inclusion du peuple gitan, inclura la culture gitane comme un élément de richesse et diversité culturelle de la propre culture valencienne.

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Plus d’une centaine de personnes ont participé à cette sixième édition du Séminaire International Rrom afin de récupérer de l’oubli la souffrance de notre peuple. Après son inauguration et l’ouverture d’une exposition photographique que parcourra plusieurs pays européennes; le survivant d’Auschwitz, Peter Höllenreiner, a raconté quelques de ses  expériences les plus tragiques au camp de concentration devant une salle pleine et attentive, il a partagé sa doleur avec les assistants et il a regretté la pression et la persécution à laquelle le peuple gitan est encore soumis dans quelques pays de l’Europe.

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Maria Anna Willer, écrivaine et journaliste allemande, auteure de Der Junge aus Auschwitz… eine Begegnung, un livre à propos des survivants d’Auschwitz fondé sur les témoignes de Peter Höllenreiner lui-même, elle a fait un rappel de la vie du survivant et  a complété ses histoires avec les donnés récoltées par elle-même pendant l’étude précèdent a l’écriture du livre. “Pour moi était très difficile écrire sur la vie de Peter”– conclu-t-elle.

Höllenreiner, Willer et la sociologue Iovanca Gaspar chargé de l’accompagnement de familles gitanes à Munich, ont souligné que en Allemagne et en autres pays de l’Europe, le silence et la négation de la tragédie a été habituel jusqu’à des dates très récents. “Il existe encore un sentiment de faute donc, il ne s’agit pas seulement de réparer le dommage à travers des subventions économiques, mais surtout, de reconnaitre les victimes et de s’excuser, ce qui n’a été pas toujours fait d’une manière correcte”.

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Selon ont réfléchi Violeta Dimitru, femme présidente de Roma Women Association in Romania et Ochita Pau, femme présidente de l’association roumaine O del Almenta, depuis une exposition sur la tragédie oublié de Transnitria, “Le Samudaripen est encore vif d’une certaine manière, parce que la discrimination vers le peuple gitan et sa souffrance poursuivent a être une réalité ignoré par tous”.seminario-4

Marcel Courthiade a exposé que l’oublie du Samudaripen a constitué une stratégie pour rester à l’écart au peuple gitan, sous-estimer son identité collective et effacer son histoire. “Le silence ne peut pas continuer à être  toléré, car qui oublie son histoire personnel, s’oublie de lui-même”.

De son côté, Aldo Rivera, psychologue dans l’organisation Madhouse à Munich, a remarqué la nécessité de former une réseaux de professionnels de la psychologie et la psychiatrie, “pour augmenter l’étude des conséquences du génocide et améliorer l’attention aux victimes et aux familiers, qui supportent encore les conséquences de l’horreur auquel ils ont été soumis”. De la même manière, il a expliqué que le peuple gitan a une grande capacité pour surmonter la doleur à travers de cela d’artistique et de la communauté, ce qui récupérer la mémoire historique est aussi une espèce de thérapie de réflexion collective et de transformation de la doleur en orgueil d’appartenir au peuple gitan.
Le président de la Fondazione Romaní Italia (F.R.I.), Nazzareno Guarnieri; Sandra Sornowska de l’Association polonaise CKRR et Ana Dalila Gomez, femme présidente de PRORROM, ont aussi approfondi l’analyse de ce qui a été et supposé le Samudaripen pendant et après la Seconde Guerre Mondiale dans des pays comme l’Italie, la Pologne et la Colombie.

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Ces interventions ont manifesté clairement que le Samudaripen n’était pas seulement un problème limité a l’histoire de l’Allemagne nazi, mais il a supposé un période d’haine généralisé vers le peuple gitan dans une Europe raciste, fasciste e intolérante, qui peut réapparaitre à n’importe quel moment.

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Pendant la clôture du séminaire, qui a eu lieu dans le salon Alfonso le Magnanime du Centro Cultural La Beneficencia, le Délégué du Gouvernement de la Communauté valencienne, Juan Carlos Moragues, a fait parvenir aux assistants le compromis, la solidarité et l’implication du Gouvernement d’Espagne avec le collectif gitan.

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De son côté, Mercedes Berenguer, députée de Bien-être social et éducation, défendait l’importance d’étudier le Samudaripen, pendant que le président de la Fédération Maranatha, José Alfredo Maya Maya, soulignait “qu’il faut prendre conscience au peuple gitan de la capacité réelle pour avoir de l’influence sur la société et finir avec la discrimination et les préjugés qu’ils existent encore. On doit savoir nous organiser pour faire valoir notres droits comme peuple et, pour cela, on doit commencer à récupérer notre mémoire historique”. La cérémonie de clôture terminait avec l’interprétation du Gelem, Gelem.

 

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